CHRONIQUE DE LA FONDATION DE LA PAROISSE SAINTS MARTYRS DE L'OUGANDA
1972: La Société des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) achète un terrain à Korofina-Nord, pour y implanter sa Mission Régionale. A cette époque Korofina faisait partie du secteur paroissial de Notre Dame des Champs de Missira. Le choix s'est porté sur ce quartier calme et un peu isolé. Ce sont les pères Antoine Paulin, Régional, et llob Gni iman, ktant, qui s'y installèrent les premiers.
quelques chrétiens sont dispersés dans les quartiers environnants, qui dépendent du secteur paroissial de Notre Dame des Champs de Missira animé par le Père l.andon. Le Régional et son assistant acceptent d'assurer un certain service paroissial dans le secteur, sous la responsabilité pastorale de Missira. Une vingtaine de fidèles se réunissent alors dans le « salon » des Pères pour la messe dominicale : il s'agit principalement des familles de Louis Sangaré décédé en novembre 2020, Dominique/Barnabé Tounkara, Vincent Mounkoro, Georges Traoré et Alphonse Sangaré...
Lorsque le régional des pères s'installe à Korofina, en 1973, cette nouvelle résidence permit une célébration de la messe dominicale ; mais les catéchumènes continuaient à suivre la catéchèse à Missira.
1976: Père Bob Gertman est remplacé par le Père Ascensio Iguarran comme assistant du Régional. A partir de ce moment, la maison va se trouver vite entourée par l'explosion démographique des quartiers spontanés de Banconi, Fadjiguila, Doumanzana, Boulkassoumbougou, et le lotissement très rapide de Korofina et Djélibougou. Chassés de la brousse par la sécheresse, et du centre-ville par la cherté des locations, les plus pauvres affluent dans les quartiers spontanés et commencent un mouvement qui ne se ralentira qu'en 1988, avec le lotissement de ces quartiers.
En même temps, Korofina et Djelibougou voient affluer une population de fonctionnaires et de commerçants qui s'installent sur les nouveaux terrains lotis.
1979: L'équipe régionale se renouvelle. Le Père de Champagny est nommé Régional, et le Père Joseph (Jupp) Stamer assistant. Un peu plus tôt, le Frère Joseph Staubli était déjà nommé comme économe régional. C'est avec cette équipe de trois qu'un nouveau secteur pastoral va réellement démarrer. Un peu plus tard encore, arrive le Père Bertram pour se reposer à Korofina, où il assure une présence sacerdotale en absence des régionaux.
1980 : Détaché du secteur de Missira, Korofina est érigé en secteur paroissial autonome dont le Régional des pères blancs devient responsable. C'est le début de la catéchèse à Korofina. On compte alors environ 500 chrétiens.
Le premier « Conseil Paroissial » est mis en place, avec Louis Sangaré comme président. C'est à cette époque que s'installe le premier bureau du SECAMA dans le bâtiment du Centre Vert situé à Korofina avec comme responsable monsieur Alphonse Sangaré. La messe dominicale est maintenant célébrée dans la cour de la maison régionale de Korofina, où un petit hangar a été aménagé à cet effet. Le secteur se structure, et voit l'ébauche de six communautés de quartier : trois à Banconi, une à Fadjiguila, une à Diélibougou, et une à Boulkassoumbougou. Dans l'intention de promouvoir une action sociale, on décide de construire dans les quartiers, des centres polyvalents qui puissent servir la promotion féminine, et devenir lieux de rassemblement pour les communautés chrétiennes de quartier.
1982: Le premier de ces centres ouvre en octobre, à BanconiSalembougou. En novembre, arrive le Père Jean-Pierre Depauw, spécialement chargé du ministère paroissial sous l'autorité du Régional. Les communautés de quartier se développent, et un bulletin de liaison à peu près bimestriel est lancé, contenant des thèmes de réflexion et des commentaires sur les textes liturgiques des dimanches.
1983: Ouverture du centre de Banconi-Djanguénébougou et mise en place d'une ébauche de comité de gestion de développement du SECAMA et démarrage du projet « puits Banconi »
1984: C'est l'année où les communautés de quartier commencent vraiment à se prendre en charge. La catéchèse est réorganisée en fonction des quartiers, lesquels, ont leurs catéchistes pour les enfants et pour les adultes. L'action socio-caritative se structure : chaque quartier a son président, son animateur, son responsable des célébrations, son comité d'animation des centres de promotion féminine. Les réunions sont hebdomadaires ou bi hebdomadaires.
En décembre, à la suite de l'acquisition d'une concession, le hangar qui servait d'église à la maison régionale des Pères Blancs est déplacé sur le nouveau terrain acheté toujours à Korofina avec une maison transformée en bureaux. La première célébration dans cette église (hangar) est celle de la fête de Noël 1984.
1985: En conséquence du déménagement de l'année précédente, une nouvelle communauté de quartier se crée : celle de Korofina, détachée du groupe Fadjiguila-Doumanzana devenu trop grand. En même temps, le catéchuménat se développe considérablement. L'équipe régionale est renouvelée : les Pères de Champagny et Josef Stamer sont remplacés par le Père Villié, régional, et le Père Martin Happe, assistant.
1986: Ouverture du centre de Babouyabougou, à Korofina-sud. Mise en place définitive du Comité de Gestion ou « Conseil Economique ».
Le ler novembre 1986, Monseigneur Luc Sangaré vient bénir l'église de Korofina, placée sous le patronage de Saint Kizito.
1987: Le remembrement de Banconi entraîne la destruction du centre de Salembougou, dont les activités sont transférées à Korofina-Nord, dans un nouveau local en construction
La même année, une congrégation religieuse, les Soeurs de la Divine Providence de Saint Sean de Bassel, accepte de venir s'installer dans le secteur. Celles-ci, au nombre de trois, arrivent le 22 septembre 1987 et se rendent aussitôt à Faladjè derrière Kati, au Centre d'Etude des Langues (CEL) pour l'apprentissage du bambara pendant six mois. En octobre, c'est l'ouverture du Centre Vert de Korofina-Nord, où une bibliothèque en voie d'aménagement a commencé à fonctionner dès l'année 1988. Ce même mois, l'autorité régionale laisse au Père Jean-Pierre Depauw, l'entière responsabilité pastorale du secteur.
1988: La Pâques de cette année marque un tournant pour la vie du secteur, avec le début du travail des soeurs dans les domaines de la promotion féminine, ainsi que de la catéchèse des enfants et des adultes.
1989: Départ du père Jean-Pierre Depauw et le secteur est confié à la soeur Marie-Odile avec ses consoeurs (Filles de la Divine Providence)
2001: Déménagement de l'équipe presbytérale de Korofina-Nord à Konatebougou, qui est leur résidence actuelle.
2002: Dans sa lettre du 5 septembre 2002, sur les dispositions spéciales, l'Archevêque Jean Zerbo, fait la première restructuration de l'agglomération de Bamako : « Les Secteurs de Missira, Badalabougou et Korofina, fonctionneront désormais comme des paroisses confiées à des équipes sacerdotales. Elles veilleront avec l'ensemble des membres de l'Eglise Famille de Dieu à faire trois propositions de nom pour la nouvelle paroisse... » Le diocèse dans sa nouvelle restructuration compte pour le moment cinq (5) paroisses rurales, une (1) paroisse semi-rurale Kati, et quatre (4) paroisses urbaines dans le district de Bamako et environnants.
Le père José Morales est le premier curé de la paroisse Saints Martyrs de l'Ouganda nouvellement créée.
2017: A partir de cette année l'archidiocèse de Bamako compte 11 paroisses dont celle de saint Pierre de Koulikoro est la dernière en date.
Donc, la paroisse Saints Martyrs de l'Ouganda a été créée le 5 septembre 2002. Elle est confiée à la protection des saints Martyrs de l'Ouganda dont la fête patronale est le 3 juin. Cette année 2021, la paroisse compte 13 ans d'existence.
Far far away, behind the word mountains, far from the countries Vokalia and Consonantia, there live the blind texts. Separated they live in Bookmarksgrove right.
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