Ce que je retiens de la messe : <<

La prière est le meilleur moyen d'attendre les promesses de Dieu

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Le jeudi dernier nous célébrâmes la montée de notre Seigneur Jésus au ciel ; c’est-à-dire l’Ascension. Dimanche prochain donc nous recevrions la promesse du Saint-Esprit, nous célébrerons la Pentecôte. Ainsi, aujourd’hui, 7ème dimanche de Pâques, située entre ces deux solennités, les textes bibliques nous invitent à la prière.

     

     En effet, cela est une logique toute parfaite, que d’être en état de grâce, en prière, dans l’attente d’une promesse. Comment recevoir un bien si nous sommes absent à son rendez-vous? Comment arriver à ce rendez-vous sans s’y être convenablement préparé? Comment bien profiter d’un bien sans l’avoir vraiment mérité ? A contrario, combien plus grande sera notre joie d’être au bon moment, au bon endroit quand viendra le Saint-Esprit, tant attendu, sagement dans la prière ? C’est le moyen que l’Église nous donne, en ce dernier dimanche de Pâques, à l’instar de la prière sacerdotale de Jésus, et de l’obéissance des apôtres se réunissant au cénacle avec la vierge Marie, dans l’attente du grand jour de la Pentecôte. 

     L’obéissance des apôtres est sans pareil. Après l’ascension de Jésus, il continue leurs assemblées de prières dans l’espoir de recevoir la promesse du Seigneur Jésus, c’est-à-dire le Saint-Esprit.

 

 

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
    retournèrent à Jérusalem
depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,
– la distance de marche ne dépasse pas
ce qui est permis le jour du sabbat.
    À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute
où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
    Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.

    – Parole du Seigneur.

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
ou Alléluia !
 (Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

L’apôtre Pierre nous exhorte à rester focus sur le Christ, quel que soit les persécutions.

 

 

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous,
afin d’être dans la joie et l’allégresse
quand sa gloire se révélera.
    Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,
heureux êtes-vous,
parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu,
repose sur vous.
    Que personne d’entre vous, en effet,
n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur,
ou comme agitateur.
    Mais si c’est comme chrétien,
qu’il n’ait pas de honte,
et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

    – Parole du Seigneur.

Alléluia. Alléluia. 
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (cf. Jn 14, 18 ; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

    Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Ce 7ème dimanche de Pâques nous prépare à la grande fête de la Pentecôte qui sera célébrée dimanche prochain. Ce jour-là, les apôtres se mettront à proclamer avec force et courage les merveilles de Dieu. En attendant, ils sont réunis en un même lieu pour un temps de prière. Le livre des Actes énumère chacun des onze apôtres (les douze moins Judas). Dès le début, ils ont été choisis par Jésus. Il les a formés et leur a donné des instructions.

Le Livre des Actes mentionne également la présence de quelques femmes. C’est vraiment exceptionnel dans le monde Juif. C’est une manière de dire qu’elles ont un rôle essentiel dans l’Église. Il y a également Marie, la mère de Jésus et quelques membres de sa proche famille. Toutes ces personnes sont réunies pour participer fidèlement à la prière. Les uns et les autres se préparent à la manifestation de la gloire divine qu’ils découvriront quelques jours plus tard. C’est de cette merveille qu’ils auront à témoigner jusqu’aux extrémités de la terre.

Mais il ne peut y avoir de mission sans ce temps de prière. C’est par là qu’il faut commencer. C’est vrai aussi pour nous. Cela vaut la peine de se poser quelques questions : Est-ce que nous prions ? Comment prions-nous ? Le Père Guy Gilbert a écrit dans un de ses livres qu’une journée sans prière, ça ne vaut pas grand-chose. Si nous prions, ce n’est pas d’abord pour adresser des demandes à Dieu. Il sait de quoi nous avons besoin avant que nous lui demandions. Le plus important c’est de nous accorder à son amour et de nous en imprégner. Nous ne serons des témoins rayonnants et lumineux que si nous accueillons la lumière qui vient de lui.

Dans sa lettre, l’apôtre Pierre insiste sur ce point : il rappelle aux chrétiens la nécessité d’être vraiment reliés au Christ. Ils en ont bien besoin car ils sont affrontés à toutes sortes de persécutions. Mais Jésus avait prévenu : “le serviteur n’est pas au-dessus de son maître”. Le Seigneur Jésus a connu la persécution, le rejet et la croix. Il en sera de même pour des générations de chrétiens. Aujourd’hui encore, de nombreux chrétiens continuent à être persécutés et mis à mort en Afrique, en Chine, en Corée du Nord et dans de nombreux pays islamistes. Ils sont nombreux ceux et celles qui vivent chaque jour avec la peur au ventre. A travers eux, c’est la famille des chrétiens, notre famille, qui est éprouvée. Ensemble, en communion avec eux, nous prions et nous supplions le Seigneur : qu’il nous garde fermes dans la foi jusqu’au jour où sa gloire se révèlera à tous.

Dans l’Évangile, nous découvrons la prière de Jésus : elle nous le montre en totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre dans une communion éternelle. Les évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous dit l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il veut nous associer tous à sa prière. C’est avec lui que nous connaîtrons le bonheur de prier.

Cette prière de Jésus se situe à un moment important de sa vie : il se prépare à passer de ce monde à son Père. Sa mort sur la croix ne sera pas un échec mais une élévation. Ce sera la grande victoire de l’amour sur la mort et le péché. Au moment le plus dramatique de sa vie, Jésus veut partager à ses disciples sa joie d’avoir accompli sa mission. La bonne nouvelle a été annoncée aux pauvres. Les petits et les exclus ont été les premiers à l’accueillir. C’est pour toutes ces merveilles que Jésus rend grâce. En lisant cet Évangile, nous découvrons ce que doit être la vraie prière. Trop souvent, elle n’est que plainte et requête. Nous ne devons jamais oublier que la plus belle expression de la prière c’est la louange et l’action de grâce. Nous sommes invités à suivre l’exemple de Jésus qui rendait grâce avant de demander.

Dans cette prière que nous adressons au Père, nous devons souligner le rôle important de Marie, la mère de Jésus. Elle était présente dans le groupe des apôtres. Elle l’est aussi dans l’Église d’aujourd’hui pour accompagner et soutenir notre prière. Nous ne pouvions rêver meilleur accompagnement. Comme autrefois, elle continue à nous renvoyer au Christ et à son Évangile ; elle ne cesse de nous redire : “faites tout ce qu’il vous dira.” Et ce que Jésus nous dit, c’est de nous remplir de la source d’eau vive qui est en Dieu.

Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers toi, Seigneur ; nous nous préparons à accueillir le don de ton Esprit. Fais que notre cœur soit disponible et accueillant pour que notre vie dise quelque chose de ton amour. Amen

 

Cf. dimancheprochain.org